3C-JUDAÏSME

CONSIGNE : ETUDIER CE COURS PUIS RÉPONDRE AUX QUESTIONS DE SYNTHÈSE POUR LA SEMAINE PROCHAINE

LA FLAMME DE LAG BAOMER

Ce cours porte sur les lois et le sens de la fête de Lag Baomer.

Nous aborderons dans cette fiche les thèmes suivants: 

1) Le sens de Lag Baomer (Etude de la Guemara Yebamot 62b)

2) Les lois de Lag Baomer (Etude du chapitre correspondant dans le Choul’han Arou’h)

L’objectif général de ce cours est que les élèves célèbrent Lag Baomer de façon particulière, se rassemblent et passent un moment agréable.  

Lag Baomer signifie « le 33e jour du décompte du ‘omer », lequel commence le second soir de Pessa’h et s’achève au cinquantième jour de ce décompte, à Chavouot.

« Lag » (33) n’est pas vraiment un mot: l’alphabet hébreu est alphanumérique, c’est-à-dire que les lettres ont une valeur numérique (ce système est à la base de la guématria).  Dans ce système alphanumérique, 33 est transcrit lamed guimel, ל , « ג Lamed ayant pour valeur 30, guimel 3. 

 Questions :

 • Quelle est la raison de cette tristesse dans une période qui devrait être vouée à la joie pure de l’attente? 

 • Pourquoi Lag Baomer est-il un jour de « fête »?  

• Si tout ce qui s’était passé à Lag Baomer n’était en fait qu’une pause dans le déroulement d’événements funestes, n’aurait-il pas fallu plutôt dédier ce jour à la mémoire des vingt-quatre mille élèves qui sont morts?  

Réponses :

Le Talmud nous en donne l’explication (Yebamot 62b): c’est pendant la Sefira, il y a 1850 ans, alors que les Romains occupaient la Terre d’Israël, que les 24. 000 disciples de Rabbi Akiva ont été enlevés par une épidémie mystérieuse envoyée par Dieu.  Pourquoi sont-ils morts?  En raison, nous dit le Talmud, « du manque d’estime qu’ils se portaient mutuellement. »

 On célèbre Lag Baomer car l’épidémie s’est arrêtée le trente-troisième jour et les élèves de Rabbi Aquiva ont cessé de mourir.

   Ce jour est également l’anniversaire de la mort (Hiloula) de Rabbi Chimon bar Yo’haï, le grand Sage auquel on attribue le Zohar. 

Rabbi Chimon bar Yo’haï faisant partie de la seconde génération d’élèves de Rabbi Akiva, et s’étant révolté comme lui contre le pouvoir romain au point de devoir vivre dans la clandestinité, il n’est donc pas étonnant qu’on célèbre la fin de la disparition de Sages avec un Sage dont l’enseignement a perduré, et même prospéré.  

LES LOIS RELATIVES AUX JOURS DU OMER

 1) On a coutume de ne pas se marier entre Pessa’h et Chavouot jusqu’à Lag Baomer.  En effet, durant cette période les élèves de Rabbi Aquiva décédèrent.  Néanmoins, il est autorisé de se fiancer (durant cette période).  Enfin, on ne sanctionnera pas celui qui contrevient à cela et se marie pendant cette période.  

 Note : A partir de Lag Baomer et au-delà tout cela est permis.  

2) On a coutume de ne pas se raser jusqu’à Lag Baomer car selon une tradition orale les élèves de Rabbi Aquiva cessèrent de mourir à partir de ce jour là.  On ne se rasera pas jusqu’au 34ème jour du Omer sauf si le 33ème jour tombe la veille de Chabbat.  

 Note : Dans nos contrées (sous-entendu ashkénazes), on ne suit pas les coutumes mentionnées plus haut.  Le 33ème jour, on a le droit de se raser et on multiplie légèrement les manifestations joyeuses.  On ne prononce pas non plus les Ta’hanounim (supplications) ce jour là.  Néanmoins, il n’est pas permis de se raser avant le 33ème jour, ni même la veille du 33ème jour.  Par contre, si le 33ème jour tombe un dimanche, on a pour habitude de se raser vendredi en l’honneur de Chabbat.  Celui qui circoncit son fils ainsi que ceux qui participent à la circoncision (Mohel/Sandak) ont le droit de se raser durant le Omer en l’honneur de la Brit Mila. 

 3) Certains ont l’habitude de le faire à Roch ‘Hodech Iyar: il s’agit d’une erreur.   Note : Néanmoins dans beaucoup d’endroits on a l’habitude de se raser jusqu’à Roch ‘Hodech Iyar.  Par contre ceux qui ont cette coutume ne se rasent plus depuis Lag Baomer jusqu’à la fin [du compte], bien qu’on puisse se raser le jour de Lag Baomer même.  Ces mêmes personnes ne se rasent pas depuis Pessa’h jusqu’à Lag Baomer.  On n’a pas le droit de suivre dans une même ville un peu une coutume et un peu une autre coutume à cause de l’interdit de « Vous ne créerez pas des factions », ni évidemment de suivre ce qui est permis dans ces deux coutumes.  

SYNTHESE DES COUTUMES CONCERNANT LA PERIODE DE DEUIL

Pour toutes les communautés, il s’agit de respecter 33 jours de deuil.  La question qui se pose est de savoir où ces 33 jours se placent durant cette période: 

– Pour les Sefaradim (qui suivent en cela l’opinion de Rabbi Yossef Karo – Choul’han Arou’h), le deuil commence depuis le début du compte du Omer jusqu’à Lag Baomer.  Cependant, ils ne se rasent qu’à partir du 34ème jour et non le 33ème jour.  

– Pour les Achkenazim (il s’agit de l’opinion de Rabbi Moché Isserles Rama), on se rase jusqu’à Roch ‘Hodech Iyar puis jusqu’a Chavouot on ne se rasera pas à l’exception du jour de Lag Baomer.  

LES FESTIVITES DE LAG BAOMER

 À Lag Baomer, aucune des prohibitions du ‘Omer n’est défendue.  On encourage les chants, les danses et les sorties en famille.  On ne prononce pas les Ta’hanounim lors des offices en ce jour.   Les enfants partent avec leurs enseignants dans les bois avec des arcs à flèches l’entraînement à l’arc était le prétexte à l’époque des faits pour se rendre dans le repaire clandestin de Rabbi Chimon Bar Yohaï.  

LES FEUX DE LAG BA’OMER

À Meron, en Israël, les tombes de Rabbi Chimon bar Yohaï et de son fils, Rabbi Eléazar bar Chimon, font l’objet d’un important pèlerinage de dizaines de milliers de Juifs, qui viennent célébrer l’anniversaire du décès du grand Sage qui vécut dans l’époque suivant immédiatement la destruction du Second Temple.  Rabbi Isaac Louria (le AriZal), l’un des plus grands Kabbalistes ayant vécu entre le 15ème et le XVIe siècle, a instauré à l’occasion des pèlerinages à Meron la coutume d’y organiser la première coupe de cheveux des petits garçons, à trois ans, tandis que leurs parents distribuent vin et douceurs.  

 QUESTIONS DE SYNTESE : 

  1. A partir de quand commençons-nous à compter le  עומר ? 
  2. Combien de jours y a-t-il dans le  עומר. ? 
  3. Pourquoi sommes-nous tristes durant cette période?  
  4. Combien d’élèves avait   רבי עקיבא
  5. Pourquoi sommes-nous joyeux à ל « ג בעומר